Angelo Cogerino

Vers l’âge de 7 ans, mon Père m’a offert un petit appareil photo qui tenait plus du « jetable » que d’un réel appareil. Mon Père s’appelait Noël et ce fut réellement un cadeau de Noël. Ma première photo fut probablement celle de mes parents, frères et sœurs dans la cour de l’école primaire à Lyon. C’était un dimanche d’élections et nous étions tous « endimanchés ». Mais quel choc au fond de moi ! Peut-être la révélation que ces images pouvaient être les seules choses à nous survivre.

15 ans : l’appareil photo que j’ai réussi à acheter, un « Zénith » avec un 50mm, me permet de faire ma première exposition. Exposition avec les amis du club de photo que j’ai mis en place au lycée des Tchécoslovaques à Lyon. Des images de Lyon, des amis. France 3 vient et en parle.

18 ans, mon Père meurt. Je rate mon bac puis, l’année d’après, je le décroche avec un CAP en prime. Dessinateur industriel, c’est peut-être mon destin. Mais non, je décide de tenter autre chose, car la mort de mon Père me donne à penser que la vie ne vaut le coup d’être vécue que si chaque jour le travail et la vie personnelle t’apportent une satisfaction. Et puis, je libère la charge sur ma famille. Comme les écoles de photo sont inatteignables, car au-dessus de mes moyens, je m’engage dans la Marine nationale comme photographe.

Après le porte-avion Clémenceau, le service historique de la Marine à Vincennes, 3 ans plus tard, je rencontre Marianne, artiste coiffeuse de grand talent.
Marianne, c’est une femme « carrefour » : elle connaît tout le monde et fait rencontrer tout le monde. Elle sauve ma vie de jeune photographe parisien sans le sou. Par elle, je rencontre Pierre, photographe de publicité, ancien de la Marine lui aussi et qui a ouvert un studio photo. Il m’engage comme assistant. Chez lui, j’apprends toutes les techniques d’éclairage, de prise de vue du 24×36 en passant par l’Hasselblad jusqu’à la chambre Sinar 20×25. Boites à lumière, tungstènes, flash, HMI, tout devient partie de mon expertise.

Au bout d’un an, je me lance comme indépendant. Les temps sont durs : il faut choisir soit acheter des pâtes soit acheter des films ; j’achète des films.

Bientôt, je deviens l’assistant d’une quarantaine de photographes reconnus, de studios photo comme « Daguerre » puis régisseur du « studio Caïman » de 300m à la bastille. Un de ces photographes deviendra un ami.
Vient ensuite la progression lente vers mon vrai métier : photographe. Des rendez-vous difficiles à obtenir, des photos pour mon portfolio difficiles à produire, le vol de tout mon matériel et pour finir la rencontre de mon meilleur ami.

Grâce à lui, je pars en Espagne, où je réalise avec un appareil « amateur » un portfolio NB. Ces images, montrées au « Elle » international, « Biba », « Dépêche Mode », « Esquire », me permettent de me lancer vraiment. Pendant plusieurs années, je couvre les défilés de mode, publie des pages de mode dans les magazines.

Puis vient l’effondrement du mur de Berlin et là tout s’arrête : en quelques semaines, je perds tous mes clients : restrictions économiques. Par « chance », mon Père, chef d’un service informatique, m’avait donné le goût du numérique et intuition ? 2 ( ou 3 ? ) ans avant, j’avais entrepris l’apprentissage de l’imagerie numérique. Avec « Artway », nous mettons en place la première diffusion des images de défilés sur CD-Rom.

Mais, marié, deux enfants, un troisième sur le point de naître, j’abandonne le métier pour devenir le coordinateur multimédia d’une grosse entreprise en Suisse. Sur 3 sites, Paris, New-York, Genève, je remets en route le service informatique dédié aux graphistes, réalise des outils multimédias, de la 3D, des vidéos avec effets spéciaux, des événements et surtout crée une banque d’images unique en son genre pour laquelle je produis des milliers d’images. Programmeur, informaticien, réalisateur, vidéaste, monteur, retoucheur, photographe, bref… homme-orchestre.

La suite ? Un mélange de vie privée qui tourne mal, de vie professionnelle qui ne m’apporte pas ce que j’en attendais, un divorce. Je redeviens photographe de mode et de pub à plein temps. Regardez mes images et peut-être saurez-vous deviner qui et où je suis aujourd’hui.

Une chose certaine : ma vie est avant tout faite d’images et maintenant de 3D… et comme j’ai l’intention de vivre longtemps, l’histoire n’est pas finie.

Angelo Cogérino

Photographe de publicité et de mode, développeur de jeux vidéo sous Unreal Engine 5, expert multimédia, Angelo nous a aidés à développer ce site Internet.

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